Kinshasa, 30 Octobre 2021- Le Président national du parti Nkita, Jerry Lubala réitère son appel auprès des forces vives de l’opposition, afin de se mettre autour d’une table en vue de cogiter sur les mécanismes devant leur permettre de mieux affronter le processus électoral. Ce, au risque de ne pas crier à la tricherie au moment venu.
Il réconforte sa position exprimée à travers son communiqué il y a quelques semaines, où il prédisait l’échec des démarches que menaient l’opposition qui exigeait le consensus avant la désignation des animateurs de la CENI, mais aussi des manifestations pour sa dépolitisation.

“On peut faire des marches ou autres, cela n’apportera pas de fruit. C’est le moment de s’imprégner du processus électoral pour ne pas crier à la tricherie au moment venu et de suivre des schémas de la machine à voter et autres”, insiste Jerry Lubala.
Le président du parti Nkita reste convaincu que le vrai combat auquel toute l’attention doit se focaliser réside sur l’affaire de “la révision du fichier électoral et l’enrôlement des électeurs”. Il assure que, en sa qualité d’expert en la matière, “c’est là que tout va se jouer”.
“Devront y être examinés : les conditions techniques pour garantir le respect de l’échéance constitutionnelle pour la tenue des scrutins ; les grandes options à prendre relativement au fichier électoral (faut-il organiser les élections avec le fichier actuel ou une révision partielle ou totale de ce dernier ) ; la prise en charge financière des opérations ; les garanties quant à l’indépendance de la CENI, ainsi que les dispositions utiles pour gérer la période transitoire, au cas où il s’avérait techniquement impossible d’organiser les élections dans les délais constitutionnellement requis”, ajoute-t-il.
Et de poursuivre : “Telle est la voie de la raison, si nous aimons réellement notre pays et lui voulons ce qu’il y a de meilleur. Que par-delà les divergences d’intérêts entre acteurs politiques, ce soit le Congo qui gagne. Tel est le vœu que formule le parti politique Nkita” avait-il indiqué dans un communiqué de presse du mois d’août dernier.
La position de la communauté internationale de soutenir le processus électoral malgré son regret du manque de consensus, a conforté ce qu’avait prédit Jerry Lubala, qui appelait l’opposition à ne pas s’attarder sur la dépolitisation de la CENI, mais par contre sur la révision du fichier électoral qui est la clé du déroulement des scrutins qui pointent à l’horizon.
Cédric BEYA