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Jerry Lubala et sa formation politique Nkita alertent sur la loi portant répartition des sièges de 2023.

Dans une tribune, Jerry Lubala et son parti alertent sur la nouvelle loi portant répartition des sièges pour les élections législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales adoptée le lundi 5 juin à l’Assemblée nationale. Cette adoption est intervenue, malgré l’absence des plusieurs députés de l’Opposition.

Dans cette tribune, l’opposant Jerry Lubala révèle que le fichier électoral qui a ressorti le nombre de 43.941.891 d’électeurs après audit, n’a pas pris en compte les territoires de Kwamouth dans le Maï-Ndombe, Masisi et Rutshuru dans le Nord-Kivu, empêtrés dans l’insécurité.

« Force est de constater que malgré leur mis à l’écart, les deux chambres du parlement ont voté la loi sur la répartition des sièges comptée à 500 sièges alors que ces trois territoires précités qui disposent de 16 sièges, ne sont pas pris en compte dans le fichier électoral. » Peut-on lire dans cette tribune

Et de poursuivre, « Un cas de violation flagrante des dispositions de la loi notamment de la constitution. Si la CENI a annoncé l’enrôlement à Kwamouth le 26 juin prochain, ce qui conduira à un nouveau fichier ayant un plus grand nombre d’électeurs et un nouveau quotient électoral pour une nouvelle répartition des sièges.”

« Cependant, et malgré cette nouvelle donne, c’est-à-dire la prise en compte des électeurs de Kwamouth, cette loi ou celle qui va intégrer Kwamouth, est ou sera porteur de beaucoup d’irrégularités portant violation de la loi électorale qui risquent de consacrer la balkanisation déjà factuelle de la République ”, déplore la formation politique de Jerry Lubala.

Pour ce parti, « tenir compte de ces sièges dans la répartition des sièges au moment où les députés de ces trois circonscriptions ne seront pas élus et donc ne vont pas siéger relève de la fraude électorale qui va mettre à rude épreuve la transparence des scrutins à venir ”

Ce parti de l’opposition craint le pire, de voir le M23 profiter de la situation pour à leur tour procéder aux négociations pour être coopté.

 » Première conséquence, est le risque de balkanisation du pays, surtout en sa partie orientale déjà occupée de fait par les rebelles du M23 qui, non seulement l’occupent mais également essaient d’y établir leur propre administration en procédant à des nominations des chefs des villages et des groupements avec le soutien du Rwanda qui ne cache plus ses intentions expansionnistes d’occuper les terres de l’Est de la RDC. le M23 risque d’organiser son propre enrôlement de la population suivi de l’organisation des élections à tous les niveaux.

La deuxième conséquence, est de tenir compte de ces 16 sièges mais en excluant la population de ces trois territoires des élections de 2023 risque de voir l’occupation de ces sièges par les rebelles du M23 ou d’autres belligérants par cooptation à l’issu des négociations et accords politiques, comme ce fut le cas avec le CNDP de triste mémoire. Et c’est sera une nouvelle infiltration tant déplorée ”, alerte le parti Nkita cher à Jerry Lubala.

Déterminé à aller aux élections avec ou sans Kadima, avec le système qui sera imposé, pourvu de faire partir démocratiquement le régime Tshisekedi qui a démontré ses défaillances flagrantes et ce, en dépit du retrait de Martin Fayulu l’une des figures de proue de l’opposition congolaise.

Presse Nkita

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