Le décret du Premier Ministre Sama Lukonde n° 22/09 datant du 2 mars 2022 portant Organisation de la mutualisation des activités opérationnelles dans le cadre de l’identification et de l’enrôlement des électeurs, de l’identification de la population et du recensement général de la population et de l’habitat, dénote des irrégularités.

Jerry Lubala, président du parti politique Nkita saisit le Conseil d’état contre le Premier Ministre pour exiger l’annulation de ce décret qui porte, selon lui, des germes conflictogénes dans le seul but non seulement de retarder l’organisation des élections dans le délai constitutionnel, mais aussi de créer des tensions et des troubles de légitimité post électoraux du fait du « glissement ».
Portant sa tunique d’expert en matière électorale, Jerry Lubala estime que ce décret viole gravement la constitution en son Article 211 donne exclusivement à la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, la mission d’organiser le processus électoral notamment l’enrôlement des électeurs et la tenue du fichier électoral; mais aussi les lois de la République notamment la Loi organique n°13/12 du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi organique n°10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante qui, dans l’exposé de motif, dit clairement que la CENI, en tant qu’institution d’appui à la démocratie, est appelée à jouer le rôle principal dans l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes, et dans la consolidation de l’Etat de droit en RDC et son article 3 qui précise que : « La CENI est chargée de l’organisation de tout le processus électoral et référendaire. Elle en assure la régularité ».
Elle continue à son article 9, s’agissant des missions de la CENI, en disant que la CENI est chargée d’organiser et gérer les opérations pré-électorales, électorales et référendaires notamment l’identification et l’enrôlement des électeurs.
À cet effet, Jerry Lubala et son parti politique Nkita se joignent à toutes les forces vives de la nation ( Eglise catholique, ECC, Société civile,…) pour exiger, au nom de l’intérêt supérieur de la nation, la tenue des concertations de toutes les parties prenantes au processus électoral ( Partis politiques, CENI, confessions religieuses,…) afin de dégager les grandes options sur le processus électoral en général et de la loi électorale en particulier afin d’éviter au peuple congolais déjà meurtri par la crise socio-économique des troubles et une nouvelle crise politique.
La Rédaction