Prévue pour ce 11 décembre 2021, la marche pacifique du parti politique Nkita pour réclamer les droits les plus élémentaires notamment l’eau, l’électricité, les bonnes routes et hôpitaux, n’aura finalement plus lieu.
En conférence de presse ce jeudi 9 décembre au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa, Jerry Lubala, Président national de ce parti de l’opposition qui tenait à l’organisation de cette grande manifestation a fait savoir que « malheureusement, les nouvelles mesures prises par les autorités du pays pour barrer la route au variant omicron du Corona Virus, nous empêchent de tenir cette marche ».
Saisissant l’occasion, Jerry Lubala a argumenté le ras-le-bol de la gestion du régime Tshisekedi après 3 ans de règne, lequel régime qui avait la confiance du peuple. « Au contraire, la situation sociale de la population ne fait que s’empirer au jour le jour. La RDC est davantage confronté à un plus grand défi, celui d’une gouvernance responsable, susceptible de nous conduire vers un avenir meilleur pour tous les citoyens , et non pour un groupe des privilégiés, anciens ou nouveaux bourgeois tel que nous voyons aujourd’hui » s’est-il exprimé avec indignation.
Face à plusieurs pratiques décriés et un « tableau terriblement alarmante » tracé, Jerry Lubala reste ferme et déterminé à mener à bien sa lutte pour redonner aux congolais le minimum de leurs droits les plus élémentaires. « Battons nous pour un destin commun, pour un avenir radieux en disant non à : Une gestion démagogique et hasardeuse du pays; Non au manque d’eau et d’électricité ; Non au manque d’hôpitaux dignes des routes praticables et Non à un processus électoral corrompu et non consensuel ».
Prenant à témoin la communauté tant nationale qu’internationale, le Président national de Nkita recommande le pouvoir en place de « prendre en compte en toute urgence les besoins les plus élémentaires de la population. Au cas contraire, si rien ne change dans les 60 premiers jours de 2022, le parti politique Nkita et le peuple multipliera les actions de grande envergure visant à obtenir dans un premier temps la démission du premier ministre et son gouvernement » a-t-il conclu.
Theo Liko