C’est la deuxième offensive du parti politique Nkita pour réclamer le départ du premier ministre. Après son premier sit-in jonché d’une violente répression dont plus de 100 manifestants ont été violentés, interpellés, blessés. Cette formation politique de l’opposition annonce un deuxième sit-in ce jeudi 3 février 2022 devant la primature.
Dans une lettre transmise pour information au Gouverneur de la ville, Nkita invite l’hôtel de ville à « prendre toutes les mesures qui s’imposent en vue d’assurer à ses membres un encadrement lors de cette activité qui vise l’intérêt général, à savoir, l’amélioration des conditions de vie des congolais », lit-on.
Cette formation politique gérée par son président national Jerry Lubala, exige la démission du premier ministre et celle de son gouvernement suite à « son inefficacité à satisfaire tant soit peu les besoins élémentaires de la population tant sur le plan socio-économique, sécuritaire que de desserte en eau potable, électricité et en soins médicaux de bonne qualité ».
Nkita estime que « trop c’est trop, la RDC a besoin des dirigeants qui répondent aux besoins de la population et non à leurs intérêts individuels ».
Pour rappel, lors de son premier sit-in devant la primature le 20 janvier dernier, les forces de l’ordre ont usé de la violence pour réprimer les manifestants, arrêtant dans la foulée 187 personnes et traînant son président national Jerry Lubala en détention durant 48 heures puis libéré après intervention de plusieurs personnalités dont les ambassadeurs accrédités en République Démocratique du Congo.
Theo Liko